Le matkot (en hébreu : מטקות, litt. « raquettes » ) est un sport de raquette populaire à Tel-Aviv, similaire au beach tennis, souvent considéré par les Israéliens comme « le » sport national de plage.
Ce jeu se pratique avec deux raquettes (appelées Matkot, מטקות, ou au singulier : « מטקה », « matka »), généralement en bois, et une balle creuse en caoutchouc (Kadoor, כדור, qui signifie « balle » en hébreu). Les joueurs se renvoient la balle avec les raquettes, le but étant d’empêcher la balle de tomber le plus longtemps possible .
C’est un son caractéristique qui s’entend à des dizaines de mètres. Un bruit sourd et répétitif au débit de mitraillette : tac-tac-tac. Ce son, c’est celui du « matkot », l’équivalent du jeu de raquettes de plage qui fait un malheur à Tel-Aviv. Ici, pas question de raquette en bois ni de balle molle. La chose est prise au sérieux : on joue avec une « vraie » balle et des raquettes en carbone qui coûtent plus d’une centaine d’euros. Les joueurs ne plaisantent pas avec la discipline. Erigé par certains comme sport national en Israël, le matkot est un jeu populaire et intergénérationnel.
Yair Siryon, Josef Alvay et Yosi Greenstein sont la preuve vivante de cet engouement. Sur un carré de bitume au bord d’une des plages de Beth Yam, au sud de la capitale israélienne, les trois hommes, la soixantaine bien tassée, sont en nage. Voilà déjà plus d’une heure qu’ils jouent. Les hommes frappent avec une force et une conviction qui tranchent avec la légèreté qu’on peut observer sur les plages européennes. Le matkot (du mot matka, qui signifie « raquette » en français) est un sport non compétitif, où l’on joue l’un avec l’autre et pas l’un contre l’autre. Une seule règle : ne pas laisser tomber la balle. Pas de délimitation de terrain. Pas de points.