EDITORIAL. Daniel Rouach. « Peu d’interlocuteurs sont aussi puissants que lui » : Patrick Pouyanné, le PDG qui ne manque ni de pétrole ni d’idées face à la crise des carburants.
En Israël ce PDG doit être très probablement le patron français le plus respecté par le monde des affaires. Son attitude vis à vis d’Israël a toujours été respectueuse et efficace.
Rares sont les PDG français qui s’expriment avec autant d’intelligence sur le hightech israélien.
Le Premier ministre doit présenter jeudi une nouvelle salve de mesures face à la flambée des cours du pétrole. Des annonces qui devraient avoir moins d’effets pour le grand public que le blocage des prix instauré par le patron de TotalEnergies.
Qu’il soit à la tribune d’un forum économique ou sur le perron de l’Elysée, les revers crantés des costumes de Patrick Pouyanné accrochent le regard. Il y a d’abord le pin’s TotalEnergies, l’entreprise qu’il dirige avec poigne depuis 2014. Accolé, figure en toute occasion une discrète rosette rouge, celle réservée aux officiers de la Légion d’honneur. Cette décoration prestigieuse, obtenue par le patron du CAC 40 en 2023 sous l’impulsion du ministère de l’Economie, fait grincer des dents trois ans plus tard, dans le contexte de la crise des carburants. « On devrait lui retirer », s’aventurait l’écologiste Marine Tondelier, le 7 mai, sur TF1