La « Silicon Savannah », morceau de Californie high tech au Kenya.
Le minibus est cabossé de partout, comme s’il avait croisé malencontreusement la route d’un rhinocéros, et son moteur toussote : bienvenue en Afrique. C’est pourtant ce véhicule improbable, mille fois ressuscité par des mains expertes, qui m’emmène de l’aéroport de Nairobi au cœur de la « Silicon Savannah », le creuset de l’innovation numérique au Kenya, où chaque jour des start-up trouvent, à coups d’applications mobiles, des solutions à toutes sortes de problèmes : gouvernance politique, insécurité, santé, système bancaire, agriculture, transports, éducation.
On est fin novembre 2014. Cela fait sept mois qu’avec le projet #TECHAfrique je parcours l’Afrique de l’innovation pour rencontrer et faire connaître ces jeunes Africains qui brisent les codes et prennent des risques pour entreprendre. Changer leur vie et améliorer celle de leur communauté grâce au numérique, tel est le credo de ces nouveaux héros.
Au Sénégal, ma première étape, j’ai découvert un écosystème bouillonnant, catalysé par l’entrepreneuriat technologique sous l’impulsion d’espaces d’incubation, comme le CTIC Dakar, ou de coworking, comme Jokkolabs.