Est-ce plutôt de la sidération, ou une difficulté à cerner le risque d’une escalade militaire imminente, voire l’accoutumance à un conflit qui dure depuis trois cents jours ?
Après les deux opérations qui ont tué, coup sur coup, mardi 30 et mercredi 31 juillet, le chef militaire du Hezbollah à Beyrouth, Fouad Chokr, et le chef du bureau politique du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à Téhéran – la première revendiquée par Israël, la seconde lui étant attribuée –, les menaces de riposte de l’Iran et de ses alliés, jeudi 1er août, se sont multipliées contre l’Etat hébreu, agitant la perspective d’attaques visant le territoire israélien. Mais, face à cette perspective, l’opinion en Israël semble encore balancer entre crainte et triomphalisme.