Questions sur la remise en cause de l’accord d’association entre Israël et l’Union européenne.
A la demande de plusieurs pays, les ministres des Affaires étrangères des Etats membres de l’UE ont discuté, mardi, d’une possible suspension totale ou partielle de ce partenariat politique et commercial. L’Espagne plaide pour une « rupture », mais d’autres capitales freinent.
Des ponts vont-ils être coupés entre Bruxelles et Tel-Aviv ? Les pays de l’Union européenne ont discuté, mardi 21 avril, de leur accord d’association avec Israël, en vigueur depuis un quart de siècle mais remis en cause par la situation au Moyen-Orient, a annoncé lundi la cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas. « Des Etats membres ont mis cela sur la table », a-t-elle expliqué.
1 Que prévoit cet accord ?
Entré en vigueur eu juin 2000, cet accord d’association encadre les relations commerciales entre les pays membres de l’UE et Israël. Il ne s’agit pas d’un accord de libre-échange, mais d’un partenariat économique plus modeste, comme il en existe avec d’autres pays (UE-Algérie, UE-Liban, UE-Palestine…). Selon son article 1, il vise au développement des relations politiques et économiques entre les deux entités, au travers notamment de l’expansion du commerce, de la libéralisation progressive des marchés publics et de la libre circulation des capitaux. Il doit aussi « encourager la coopération régionale en vue de consolider la coexistence pacifique ».