Editorial. Daniel Rouach à Boston. Depuis des années j’interviens sur Radio J le matin du lundi. A 7H03. Très rarement je suis physiquement au studio de la radio… pour des raisons de sécurité. Un jour je donnerai l’explication.
Mais ce matin un incident inhabituel s’est produit. Je suis actuellement à Boston aux Etats-Unis et mon horloge intérieure est totalement détraquée. Je suis pratiquement tout le temps en décalage.
Et là, mon téléphone sonne. Greg, l’ingénieur du son, me dit : « dans une minute en direct! »
Il faut savoir que cette émission est préparée minutieusement car le taux d’écoute est très élevé. Etant partisan du « no bullshitt », l’émission ne déverse pas de slogans propagandistes. Pas d’insultes. Pas de comptes à régler avec personne. On ne m’a jamais demandé de me taire sur un sujet quelconque. Rarissime! Les auditeurs le ressentent. Un homme libre qui parle.
Ce matin a 1 heure du matin a Boston le téléphone sonne. Et je suis sonné. 60 secondes pour me préparer. L’émission porte sur l’Argentine et Israël, et les relations hightech.
Mon ordinateur est fermé. La lumière est éteinte dans le lieu où je me trouve. Et pourtant… un miracle se produit. Feu vert dans ma tête…
Ilana Ferhadian démarre l’émission. Elle se doute que quelque chose se passe… mais elle ne dit rien.
Greg, un artiste de la radio, qui doit être la seule personne au monde qui connait TOUS mes numéros de téléphone est ZEN. ZEN DE ZEN. Il a tout vu dans sa vie. Il me dit avec un ton martial : »dans 30 secondes on démarre! »
Et là, l’émission se déroule. Ma mémoire est infaillible. Le texte de l’émission défile dans ma tête. Je lis un texte dans ma mémoire.
Aucun papier dans les mains. Aucun mémo. Je donne des chiffres sans broncher. Un exercice de prestidigitateur journalistique!
Ayant oublié de mettre en route un chronomètre (j’ai 300 secondes pour ma chronique!) j’attend un signe de Ilana Ferhadian, la super star de la radio. Un signale arrive. Wouah…
Thanks God, c’était le bon jour.
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